Russie 1812-1814 : comment reproduire Borodino avec les malus de tir ?

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Poulopot
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Russie 1812-1814 : comment reproduire Borodino avec les malus de tir ?

Message par Poulopot » sam. 22 août 2026 17:34

Bonjour,

Nous sommes quatre joueurs à la recherche d’un système de règles napoléoniennes, et Bataille Empire V2 fait partie des systèmes qui nous intéressent sérieusement.

Un point nous fait toutefois hésiter concernant l’armée russe de 1812-1814 :

La ligne russe régulière est-elle bien systématiquement Mauvais tireur ?
L’artillerie russe reçoit-elle également Mauvais tireur ?

Si oui, quelle est la justification historique et/ou ludique de ce malus permanent au tir appliqué à la ligne russe régulière, alors que des troupes françaises ou prussiennes comparables ne semblent pas recevoir le même traitement ?

L’explication par les pertes et les remplacements de 1812-1813 nous semblerait difficile à comprendre comme caractéristique nationale : cela paraît plutôt relever de la qualité ou de l’expérience des unités, et la France de 1813 connaît elle aussi de très importantes pertes et incorpore massivement de nouvelles recrues sans, sauf erreur de notre part, recevoir pour autant un malus national permanent au tir.

Cela soulève également pour nous une question plus générale sur la capacité du système à reproduire Borodino. On y voit deux armées aux effectifs sensiblement comparables s’affronter dans une bataille rangée où les échanges de mousqueterie comme les duels d’artillerie jouent un rôle majeur, sans que ces combats ne fassent apparaître une infériorité massive et systématique de l’efficacité du feu russe par rapport au feu français.

Comment reproduire correctement un tel affrontement si, à qualité d’unité comparable, l’armée russe cumule un malus permanent au tir de l’infanterie, un malus similaire pour son artillerie et, dans certaines listes, une proportion importante de miliciens ?

À budget et effectifs comparables, ces handicaps semblent mécaniquement transformer l’armée russe en adversaire structurellement inférieur, alors que Borodino constitue justement un exemple où les deux armées ont pu s’affronter pendant toute une journée sans victoire française écrasante.

Est-ce donc un choix de conception destiné à représenter un aspect particulier de la doctrine ou de l’entraînement russes ? Et si oui, sur quelles sources ou considérations historiques repose-t-il, et par quels mécanismes du jeu ces handicaps sont-ils compensés afin de permettre de reproduire une bataille comme Borodino ?

C’est un point assez important pour nous dans le choix de notre future règle, car nous cherchons notamment un système où les différences nationales ne remplacent pas les différences de qualité entre unités.

Merci par avance pour vos éclairages. :)

RogerGreenwood
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Re: Russie 1812-1814 : comment reproduire Borodino avec les malus de tir ?

Message par RogerGreenwood » ven. 28 août 2026 09:01

Skirmisher 0 rating and poor shooting ability put -2 on the shooting factor. This brings the effect of a volley down by an attrition, half a loss, not a great deal.
On the plus side, the Russians get the stoic ability. This makes them more likely to stand up to the shooting.
Given that there are probably going to be more Russians than French, this is a more even contest than you may think.

Poulopot
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Re: Russie 1812-1814 : comment reproduire Borodino avec les malus de tir ?

Message par Poulopot » jeu. 3 sept. 2026 23:29

Merci pour la réponse. Elle confirme donc en partie ce qui nous interrogeait : la ligne russe cumule bien une moindre efficacité au feu, compensée par Stoïque et par le fait qu’elle est supposée être plus nombreuse.

Comment BE reproduit-il Borodino si l’équilibre du profil russe repose justement sur le fait qu’il doit être plus nombreux pour compenser son infériorité ?

Et il reste notre question initiale : quelle est la justification historique de cette moindre efficacité au tir de toute la ligne régulière russe et de l’artillerie russe ? Stoïque et le nombre expliquent comment le jeu tente de la compenser ; ils n’expliquent pas pourquoi ce malus existe.

Ph FERLAY
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Re: Russie 1812-1814 : comment reproduire Borodino avec les malus de tir ?

Message par Ph FERLAY » sam. 12 sept. 2026 09:54

Bonjour Poulopot,

Pour de nombreuses raisons, l’infanterie russe est mauvaise au feu essentiellement pour des raisons de matériel, de manque d’entrainement, désintérêt des officiers, etc. Comme l’a dit justement Roger, une l’infanterie russe subit un malus de 2 face à une ligne française (L3 avec FT1), et dans certains cas, si l’infanterie russe ne casse pas au moral, la ligne française doit tester, et peut-être partir en déroute.

Pour reproduire la bataille de Borodino, il ne s’agit pas d’une partie de promenade pour le joueur français car les effectifs sont presque égaux et le russe se tient en défense sur des hauteurs, et arcboutés sur des levées de terres (redoutes, flèche).

Pour bien reproduire cette bataille, il ne faut pas faire jouer la garde française et l’artillerie française était mal placée au commencement de la bataille à cause d’un problème de reconnaissance la veille : cela l’oblige à se replacer pendant une heure ou deux (perte de temps).

Jouer russe est assez facile, il faut attendre avec la ligne et les batteries de ligne, faire subir des pertes. Puis, en cas de rupture du front, diligenter les réserves de grenadiers et de cavalerie lourde. Et les cosaques, menacer les flancs de l’armée français et supportés par de la cavalerie légère pour obliger le joueur français à mobiliser des troupes de cavalerie en face et qui lu manqueront au centre

Le joueur français devrait prendre les deux voies de communications principales (Nord et Sud) pour empêcher l’armée russe de retraiter. Pas sûr de gagner en cas de bataille frontale. Le joueur français a plus de chance en mouvement de compagne qu’en combat frontal : Napoléon aurait dû la veille essayer de déborder sur un flanc (Nord ou Sud) et faire un flanc refuser le lendemain pour surprendre le russe. D’ailleurs, la nation russe considère cette bataille comme une victoire russe.

La justification historique d’un mauvais feu de l’armée russe : de nombreux ouvrages le justifient. Même Souvorov, l’un des meilleurs généraux russes de l’époque ordonne de ne pas tirer et d’attaquer à la baïonnette. Les canons russes sont mal commandés (temps de mise en batterie longue, etc)

Salutations
Ph Ferlay
Le Danois

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